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À PROPOS DU CONTE (RIDI REGRETTE SES BÊTISES)

IMPORTANCE DE LA LECTURE POUR LES ENFANTS, À PARTIR DE "RIDI REGRETTE SES BÊTISES" (Conte), LORS DE LA CÉRÉMONIE DE DÉDICACE        Le conte désigne à la fois un récit de faits ou d’aventures imaginaires et le genre littéraire (avant tout oral) qui relate les dits récits. En tant que récit, il peut être court mais aussi long visant généralement à distraire ; mais cette distraction a toujours une charge didactique. En conséquence, il finit toujours par une leçon de moralité. Cette nature ludique et didactique fait du conte un canal par excellence de l’éducation populaire. Les deux pratiques du conte (écrit et oral) se distingue par leur mode de création et de diffusion. En outre le conte se démarque par son caractère hybride et protéiforme qui lui permet de prendre en son sein d’autres genres.       Contrairement à la devinette, au proverbe et à la comptine, le conte est un genre narratif. Il est délibérément fictif co...

GUSTAVE FLAUBERT, LE JEUNE ÉCRIVAIN

       UN PARFUM À SENTIR OU LES BALADINS suivi de PASSION ET VERTU: LA NAISSANCE D'EMMA BOVARY             Un parfum à sentir ou les baladins et Passion et vertu sont deux textes méconnus de FLAUBERT écrits dans sa jeunesse. Il nous y offre deux magnifiques portraits de femmes qui annoncent déjà l’inoubliable Emma Bovary. La condition de la femme est sans contexte l’un des motifs récurrents de la fiction romanesque du XIXe siècle. Le contexte social est caractérisé par la montée de cris des femmes. Elles commencent à se révolter le code napoléonien qui enferme la femme dans la prison de l’espace familial en la considérant comme un être mineure. Les femmes ne veulent être en retrait conformément à ce code. Les romanciers en font écho dans leurs productions. Des figures de femme chez Hugo, Zola, Balzac, Stendhal où la femme est présentée dans le foyer comme une prisonnière ou c’est la société qui lui laisse la p...

C'EST ENCORE LOIN PARIS ?

  DESTIN DE FEMME OU DESTIN D’UNE MIGRANTE DANS «  C’EST ENCORE LOIN PARIS ?  » DE ARRON JACOB EKISSI, LORS DE LA DÉDICACE OFFICIELLE  Chers amoureux du livre, il me revient la lourde tâche de présenter le mets que nous avons au menu du jour : «  C’est encore loin Paris ?  » de Arron Jacob Ekissi. Présenter un livre, faire la critique d’un livre, est une énorme responsabilité. C’est aller creuser dans l’inconscient du texte pour mettre en relief pas que ce que l’auteur a dit, mais surtout comment il l’a dit, comment il aurait pu le dire, ce qu’il n’a pas dit, clairement, ce qu’il a suggéré, ce qui fait l’originalité de son écriture, ses manquements…en un mot, la littérarité de son texte au sens jakobsonnien du terme. Faire la critique c’est donc descendre dans les profondeurs abyssales du texte pour faire ressortir la poétique de l’auteur. Cela relève donc d’une véritable gageure.           ...

LE THÉÂTRE-SLAM, UN CONCEPT DE BLÉDÉ LOGBO

  ÉPHÉMÉRIDE , QUAND BLÉDÉ LOGBO FAIT LA GREFFE DU THÉÂTRE ET DU SLAM (Le théâtre-slam : un concept…) Avec Éphéméride , BLÉDÉ Logbo met sur la scène de la création artistique , nouveau concept qu’est le théâtre-slam. Ce couple de mots allie deux arts bien connus que sont le théâtre et le slam. Le théâtre-slam est «  un théâtre en manière de slam ou un slam en manière de théâtre  » (LIAZÉRÉ, Préface) ; le dramaturge ajoute ainsi un autre corps à son art et devient dramaturge-slameur. Alors, comment se fait cette rencontre ? N’est-elle pas une contre naturelle, évidente ? Le théâtre est un genre littéraire assez particulier qui concilie à la fois littérature et spectacle (un livre du prof-auteur Blédé est fort éloquent à ce propos), même si d’autres conceptions n’accordent pas au texte le statut de modèle indépassable. Art du spectacle, parce qu’à l’origine, le théâtre signifie « regarder/montrer ». Le théâtre est donc donné à voir… Quant au slam, il se définit gé...

APPRENTI, JE DESCENDS AU CARREFOUR SAMAKÉ

POINT DE LECTURE DE "CARREFOUR-SAMAKÉ" Carrefour Samaké , un livre poème ; la part de poussière (part de soi, de nous) que l’abobolais a emporté avec lui, au Canada. C’est la part de poussière dont il s’est nourri durant son séjour universitaire pour mettre au monde ce poème séduisant. Et même si « Poussière est morte en mer », la froidure, les vagues n’ont pas emporté la mémoire du poète (mémoire qui le définit lui-même). Alors il scrute dans les coins de sa mémoire pour se dire, pour nous dire. En se disant, il nous dit ; car Carrefour Samaké est ‘’ un grand miroir que le poète promène le long de notre chemin’’ collectif. En réalité, chaque pas qu’on pose, est une histoire qu’on écrit ; et à un carrefour, ce sont des pas, donc des histoires qui s’écrivent, qui se rencontrent.  Comment lire ce livre poème, abondant en images dont la beauté et la force s’imposent à tout lecteur, qu’il le veuille ou pas ?  Cigarette dans main du cadavre-là c’est ...

LA GRISAILLE DANS "Corps et Âme"

POINT DE LECTURE DE "CORPS ET ÂME"      La nouvelle littéraire est de nature brève ; on la lit en une séance comme on boirait un verre d’eau. Sa nature brève se reconnait par la concision interne qui la caractérise. On a peu de personnages, d’événements et de lieux, et l’unicité de l’action. Comme tous les autres créateurs, le nouvelliste exploite différentes ressources de la langue pour toucher la sensibilité du lecteur ; il crée en lui des émotions, des refixions. Cela dit, quand on plonge dans les nouvelles de Oumar Ndao, on n’en sort pas indemne.        Les textes contenus dans ce recueil de nouvelles sont des textes qui dérangent. L’univers de ce livre n’est pas un fleuve tranquille, non. Des nouvelles qui nous ressemblent, qui nous parlent, qui parlent de nous. L’univers textuel de O.N. dessine des vies en lambeaux qui reflètent notre quotidien. Il semble peindre tout en noir comme si la vie n’avait qu’une seule...