Où il est question d'obscurité dans la poésie
Grégoire…Grelots…Grelottement… Il se nomme Grégoire Folly . Et c’est là que commence le poème, par la folie, par un grelottement. Sa poésie nous atteint de plein fouet par l’ampleur de son lyrisme. « sécher les pétales de l’eau dans l’incendie de la vie quand on essore une mort sous un soleil majeur et aride comme la pipe en terre de ma grand-mère qui flaire l’égout de l’air à l’intérieur de la maison… » Dès le seuil du poème, le lecteur est séduit par la beauté des images et la force du propos, qui peuvent aussi le déconcerter. On rencontre des associations déroutantes, des périphrases obscures, des images insolites, qui peuvent donner du fil à retordre quant à la compréhension du poème qui coule comme un fleuve, si tant est que le premier plaisir est la quête du sens. « …je descends maintenant jusqu’aux colonnes du silex à la mesure de ses canaux d’eau calme et troubles mes yeux mangent les premiers fruits du silence » Que fait Folly ? Il prend langue avec son kâ ou ...