Mémoire d'élephant, un poème-musée
"Mémoire d’éléphant", un poème-musée Et Marchal Seri résout l’énigme de la bibliothèque brûlée, en reconstituant celle des vieillards de chez nous, de nos « immorts ». "Mémoire d’éléphant", du couper-décaler, pas du copier-coller assez facile, mais du copier-tisser, comme un nid d’oiseau. "Mémoire d’éléphant", c’est 200 cents titres de poèmes tissés par les doigts magiques de Marchal Seri. Le poète muséifie volontairement mais dextrement son texte afin de soigner nos trous de mémoire. Il y a des textes dont on ignore l’existence, d’autres dont on a entendu parler sans connaitre nettement leur géniteur, d’autres encore qui ont été emportés par leurs auteurs. Pour le poète, si on considère que les morts ne sont pas morts, il faut alors sauver les livres dans la bibliothèque en flamme, comme le pense aussi Nin'wlou. Il faut tout de suite saluer le travail de fourmi abattu par le poète et la valeur hautement symbolique de ce texte,...